
Le livre invisible. Le journal invisible - poche
Sergueï Dovlatov
Traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs
Ce livre rassemble deux récits autobiographiques de Sergueï Dovlatov.
CHF 15 / € 12
Ironie du sort, l’écrivain russe d’après-guerre le plus lu en Russie depuis la fin du communisme n’a jamais été autorisé à publier un seul livre de son vivant en URSS.
Le livre invisible retrace ses tentatives éditoriales en URSS et conte l’absurdité qui s’empare des dernières décennies post-staliniennes. L’impossibilité de publier dans son pays sera l’une des causes principales de son émigration aux États-Unis, cadre du second récit. Dans Le journal invisible, Dovlatov et ses amis, journalistes russes fraîchement immigrés, se confrontent à la réalité de la gestion d’une entreprise dans un marché libéral férocement concurrentiel alors qu’ils tentent de fonder un journal russophone à New York.
Ces deux textes brossent un remarquable portrait de la scène littéraire russe de la seconde moitié du XXe siècle – des écrivains «non officiels» en URSS à ceux de l’émigration aux États-Unis –, dans la tradition ironique judéo-russe et servi par un style concis à la Hemingway.
Extrait: Le livre invisible-Le journal invisible, de Sergueï Dovlatov (PDF)

Sergueï Dovlatov (1941-1990) est né dans l’Est de la Russie. Journaliste dans des journaux de province, il ne sera jamais publié de son vivant en Union Soviétique, où ses écrits sont taxés d’«idéologiquement hostiles». Il émigre aux États-Unis en 1978 (à 37 ans). Ses écrits, romans et nouvelles, des comédies autobiographiques, y sont enfin publiés, notamment dans The New Yorker. Il est aujourd'hui unanimement acclamé par la critique russe et ses récits sont très populaires en Russie.