Le compagnon de voyage
Gyula Krúdy
Traduit du hongrois et postface par François Gachot. Avant-propos par Sándor Márai.
Roman qui dresse un portrait critique de la ville de province et de la condition féminine par de délicieux croquis de différents personnages.
CHF 12 / € 10
Dans un train, un inconnu raconte au narrateur son séjour dans une petite ville endormie de la Haute-Hongrie où il a échoué craignant l'imminence d'une catastrophe dans sa vie. Il ne tarde pas pour autant à s'adonner aux plaisirs érotiques et à aller, comme envoûté par les chaussures, les bas blancs et les pieds féminins, d'aventure en aventure jusqu'au jour où la seule vue de la très jeune Eszténa déchaîne en lui l'amour véritable. Sa rencontre avec cette jeune fille éprise d'absolu sera magique.
Dans ce roman lyrique, sensuel et délicat, l'art de Krúdy se dévoile à travers une cascade d'images, des ambiances mélancoliques et féeriques et la musique enchanteresse de sa prose.
C'est ainsi qu'il dresse le portrait critique de la ville de province et de la condition féminine par de délicieux croquis de différents personnages. Au milieu de l'hypocrisie générale, le voyageur ne cesse de s'interroger sur la place de la pureté et de l'innocence dans notre monde.
- L'article de Yann Suty dans La cause littéraire, 27 août 2018.
- «Krúdy, un homme au lent parler et à la voix de violoncelle, mourra à 55 ans, épuisé, pauvre et bientôt oublié. Plus tard, la Hongrie reconnaîtra en lui comme la substance même de son âme et de sa langue.» - Libération
Krúdy dans «La bibliothèque idéale en 500 livres» dans Lire Magazine
Le hors-série anniversaire «La bibliothèque idéale en 500 livres» du magazine Lire présente Le Compagnon de voyage de Gyula Krúdy: «Lyrique, rêveur et délicat.»
«On se laisse emporter par cette langue ancienne et belle, ce phrasé souple, ce récit poétique: la traduction du Compagnon de voyage par François Gachot est une splendeur. Toute la finesse, la musicalité du grand Hongrois Gyula Krúdy (1878-1933) est retransmise intacte dans cette confidence désabusée d’un compagnon de voyage. Au hasard d’un train – ou d’un bateau peut-être – un inconnu confie au narrateur comment, dans une petite ville de Haute-Hongrie, il découvrit un certain calme. Séducteur invétéré et un peu las, il y rencontre la très jeune Estzena, et, à travers elle, l’amour véritable. Fasciné par sa beauté, ses contes, son obsession de l’absolu et ses sortilèges, il s’apprête à renoncer au “petit ange”. Estzena cependant mourra. Long monologue d’un homme caustique et avisé, l’évocation se déploie comme un paysage à la campagne: “On entendait glapir dans les champs d’une blancheur laiteuse ces renards invisibles qui, par suite de quelque mystère, échappent à tout jamais à l’habileté des chasseurs. Au loin, au-dessus d’un lac, des soupirs argentins accompagnaient un envol d’oies sauvages.” Ou encore, plus sombre: “Rien n’avait changé: la tombe était de plus en plus froide et la pierre qui la recouvrait de plus en plus lourde.” Lyrique, rêveur et délicat.»
| Titre | Le compagnon de voyage |
|---|---|
| Auteur | Gyula Krúdy |
| Traducteur | Traduit du hongrois et postface par François Gachot. Avant-propos par Sándor Márai. |
| Date de parution | 10/05/2018 |
| Collection | Ibolya Virág |
| Format | Poche |
| Nombre de pages | 152 |
| ISBN | 978-2-940431-85-4 |
Gyula Krúdy (1878-1933), considéré comme l’un des plus grands écrivains hongrois, a écrit plus de quatre-vingt-six romans et des milliers de nouvelles. Apprécié à la fois par un large public et par le milieu littéraire, il a été l'écrivain favori d'Imre Kertész et de Sándor Márai qui relisait Sindbad ou la nostalgie et N.N. tout au long de sa vie.