
Mark Twain
Mark Twain (1835-1910) est un romancier, essayiste et chroniqueur américain. Père d’une œuvre protéiforme et profuse, il saute du roman pour la jeunesse dans Les Aventures de Tom Sawyer aux terribles Aventures de Huckleberry Finn en passant par des dizaines de nouvelles, des essais, une autobiographie ou des récits de voyage. A Tramp Abroad (1880, «Un Vagabond à l’étranger») est le quatrième des six récits de voyage après The Innocents Abroad (1869), Roughting It (1872) et Old Times on the Mississippi (1876); c’est également le second qu’il consacre à l’Europe et à la prétendue grandeur de ses cultures.
Extraits de presse
Mark Twain dans les Alpes dans Vigousse
«Mark Twain (1835-1910) est assurément l’un des plus grands génies de l’humour que la Terre ait jamais portés. Et si vous en doutez, cette édition en poche d’Un vagabond à l’étranger va vous en convaincre! [...] Parmi les morceaux d’anthologie, on trouvera une leçon de 30 pages sur pourquoi l’allemand est une langue abominable et comment l’améliorer (c’est bien simple, ce chef-d’oeuvre à lui seul justifie l’achat du bouquin!), la narration d’une nuit d’insomnie durant laquelle Twain parcourt 72 kilomètres à quatre pattes dans le noir dans sa chambre trop grande à la recherche de la porte pour sortir prendre l’air, une épopée de 45 pages sur l’ascension du Riffelberg racontée à la manière d’une grande expédition sur le toit du monde avec une compagnie de 198 personnes (dont quinze barmen, trois chapelains et un latiniste!), et comment il gravit le Mont-Blanc en télescope! Quand Twain est inspiré, c’est un festival ininterrompu de rires, parfois sur des dizaines de pages d’affilée! Et parfois, ce n’est pas drôle, mais bigrement intéressant quand même. Car Twain visite les Alpes au moment où se développe le tourisme de masse, certes encore réservé aux élites, mais la montagne n’est déjà plus un lieu de solitude. Ce changement, l’écrivain en rend compte avec une acuité d’observation héritée de sa pratique journalistique. Plus généralement, le témoignage plein de mauvaise foi sur la Suisse par un écrivain d’exception ne manque assurément pas d’intérêt. À ne surtout pas rater.» – Stéphnane Babey
Un vagabond à l’étranger, Mark Twain dans QWERTZ
«Vous connaissez peut-être Les aventures de “Tom Sawyer“ et celle d’“Huckleberry Finn“. En voici d’autres, burlesques cette fois, et ancrées dans la réalité de l’Europe de la fin du XIXe siècle, qu’explore un Américain un brin narquois de la prétendue supériorité européenne. Quatrième de six récits de voyage, écrit en 1880 par l’une des plus belles paires de moustaches de l’histoire de la littérature, Un vagabond à l’étranger s’arrête en Allemagne, en Italie et… en Suisse. Si vous vous sentez l’âme voyageuse, réjouissez-vous! Ce texte joyeux de 672 pages est désormais disponible en un bien joli format poche.» – Ellen Ichters
Un vagabond à l’étranger, Mark Twain dans La viduité
«Drôlatique démontage de l’absurdité d’un tourisme naissant; ironique moquerie sur un regard transitoire qui, suffisant, prétend tout comprendre; habile et renseignée parodie des récits de voyage qui, cependant, donne une image saisissante de l’Allemagne et ses légendes, la Suisse et ses montagnes, l’Italie et ses dévotions artistiques. Dévastateur humour de Mark Twain qui n’épargne rien, surtout pas lui, et nous entraîne dans sa fantaisie, dans l’indolence avec laquelle il se gausse des exploits sportifs, de toute traversée de l’Europe à pied pour mieux en montrer le confort et le conformisme. Un vagabond à l’étranger invente toujours un décalage comique, un autre point de vue d’une très grande pertinence caustique.»